
Boris GREGET Professeur du T.V.K.
Toulon Var Karaté
Mes premiers pas vers les arts martiaux
Je suis un Toulonnais d'adoption, né en 1975 à Strasbourg. J'ai passé les premières années de mon enfance dans un petit village de Lorraine, jusqu'à l'âge de six ans.
Mes parents sont ensuite venus s'installer dans le Var, entre Toulon et La Garde, où j'ai grandi en tant qu'aîné d'une fratrie de six enfants.
Très jeune, je suis attiré par les sports de combat et les arts martiaux. Comme beaucoup d'enfants de ma génération, Bruce Lee est une véritable référence. J'apprécie également énormément Jackie Chan, pour son style martial spectaculaire, mais aussi pour cette touche d'humour qui rend ses films si particuliers.
Petit à petit, l'envie de pratiquer moi-même un art martial s'installe.
Mais au début des années 1980, trouver un dojo accueillant un enfant de neuf ans n'est pas aussi simple qu'aujourd'hui. Pour moi, les arts martiaux restent alors un univers fascinant, mais qui me paraît encore lointain et presque inaccessible.
Pourtant, l'envie est déjà là… et elle ne me quittera plus.
_JPG.jpg)
_JPG.jpg)
1991 – La rencontre qui va changer mon parcours
En 1991, je pousse pour la première fois la porte d'un dojo pour effectuer un cours d'essai au Karaté Club Gardéen.
Ce soir-là, je rencontre un professeur de karaté au sourire sympathique, mais dont je découvre rapidement un enseignement particulièrement exigeant, aussi bien physiquement que techniquement. Il se nomme BEKKAY DAROUI. Il deviendra mon Senseï et mon professeur. C'est le début d'un long chemin.
Les entraînements s'enchaînent, tout comme les compétitions. Le Karaté Club Gardéen devient au fil des années un club prestigieux, reconnu en kata, mais surtout en combat. J'ai la chance de m'entraîner aux côtés de nombreux karatékas de haut niveau, dont certains intégreront l'équipe de France.
Je participe à de nombreuses compétitions et obtiens différents résultats au niveau départemental et régional, aussi bien en kata individuel, en combat individuel qu'en équipe combat.
L'un des moments marquants de cette période restera 1996, lorsque notre équipe senior termine vice-championne de France de Nationale 2.
Mais au-delà des résultats et des médailles, le karaté m'apporte quelque chose de beaucoup plus important.
Le karaté m'a sorti de la rue. Il m'a éloigné de certaines mauvaises fréquentations et m'a permis d'en trouver de nouvelles, beaucoup plus saines, autour du dojo, de l'effort, du respect et de la pratique martiale.
J'ai aujourd'hui une pensée particulière pour tous mes partenaires, mes amis et mes compagnons de tatami de cette belle époque. Les entraînements, les combats, les katas, les victoires comme les défaites que nous avons partagés ont profondément marqué mon parcours.
Cette période est l'une des fondations du karatéka que je suis devenu aujourd'hui.


1997-1999 – La Marine, une nouvelle école de formation
En 1997, vient l'heure du service militaire. Grâce à mon 2ᵉ dan et à mon diplôme d'instructeur fédéral de karaté, j'ai l'opportunité d'effectuer mon service au sein de la Marine nationale dans le domaine du sport.
Cette orientation est également rendue possible grâce au soutien de Monsieur Guy BERGER, professeur de karaté, officier des sports de la région toulonnaise, pratiquant particulièrement talentueux et enseignant très expérimenté. Cette rencontre aura, elle aussi, une importance dans la suite de mon parcours.
J'intègre alors le bureau des sports de l'École navale de Saint-Mandrier, où je découvre un nouvel environnement et une autre manière d'aborder l'entraînement, l'encadrement et la pratique sportive.
Durant cette période, je participe aux championnats interarmées, où j'obtiens deux troisièmes places : l'une en combat et l'autre en kata.
Mais, une nouvelle fois, les résultats sportifs ne représentent qu'une petite partie de ce que cette expérience va m'apporter.
Mon passage dans la Marine constitue une véritable révélation sportive et humaine. J'y côtoie des personnes issues de nombreuses disciplines : judo, course à pied, gymnastique, natation, karaté, mais également des professeurs et moniteurs de sport aux parcours et aux expériences très différents. Je rencontre aussi d'autres karatékas de la région et découvre des pratiquants issus d'autres styles, ce qui contribue à élargir ma vision des arts martiaux et de l'entraînement.
Mes gradés, notamment les moniteurs de sport de la Marine nationale, m'apportent énormément. À leur contact, j'apprends à mieux encadrer un groupe, organiser une séance, transmettre des consignes, observer, m'adapter aux différents profils et prendre des responsabilités.
Débuté en avril 1997, mon service se prolongera par différentes périodes de réengagement en Volontariat Service Long, jusqu'en avril 1999. Au total, ce sont deux années particulièrement riches en expériences et en rencontres.
Sans forcément le savoir à l'époque, tout ce que j'apprends durant ces deux années commence déjà à forger ma future pédagogie d'enseignant.
La Marine m'a beaucoup apporté, tant sur le plan sportif que professionnel et humain. Après le karaté de compétition, je découvre progressivement une autre dimension qui deviendra essentielle dans ma vie : celle de la transmission.
_JPG.jpg)
De la blessure à une nouvelle voie
C'est également durant cette période que mon parcours va connaître un sérieux coup d'arrêt.
Lors d'un entraînement combat au Foyer du Marin à Toulon, je me blesse lourdement au genou. Une rupture du ligament croisé antérieur, qui ne sera diagnostiquée que bien plus tard. À partir de ce moment-là, mon genou ne tient plus correctement sur les appuis. J'enchaîne les entorses, les périodes d'arrêt et les reprises difficiles.
Pour le compétiteur que je suis alors, c'est un gros coup, aussi bien physique que psychologique. Malgré la blessure et les difficultés, je préfère rester à mon poste au sein de la Marine plutôt que de rentrer chez moi.
Finalement, je vais essayer de transformer cette période difficile en une opportunité.
Ne pouvant plus m'entraîner comme auparavant, je consacre davantage de temps à ce qui commence à prendre une place importante dans mon parcours : comprendre, encadrer et transmettre.
Je rencontre alors Frédéric PIN, professeur de sport, qui va jouer un rôle déterminant dans cette nouvelle étape. Passionné de sport et de transmission, il met tout en œuvre pour m'aider à préparer, en candidat libre, le Brevet d'État d'Éducateur Sportif 1er degré de karaté (BEES 1).
À ses côtés, j'approfondis mes connaissances en pédagogie, physiologie et méthodologie de l'entraînement. Frédéric possède surtout cette qualité rare : celle de savoir accompagner les personnes et de faire émerger le meilleur de chacun.
Son aide, associée à tout ce que j'ai appris auprès des moniteurs de sport de la Marine et durant mes années de pratique, va me permettre de franchir une étape essentielle.
En 1999, lorsque je quitte la Marine, je suis titulaire du Brevet d'État d'Éducateur Sportif 1er degré de karaté. Je deviens officiellement professeur de karaté.
Cette blessure, que j'avais d'abord vécue comme un immense frein à mon parcours sportif, aura finalement contribué à m'orienter vers ce qui deviendra une part essentielle de ma vie.
Une nouvelle voie s'ouvre alors à moi : celle de l'enseignement et de la transmission du karaté.
_JPG.jpg)
1999-2005 – Élargir ma vision du sport et de l'enseignement
À ma sortie de la Marine, une nouvelle étape commence. De 1999 à 2005, j'intègre une mairie du Moyen-Var, où je travaille pendant plusieurs années auprès des jeunes et participe à l'organisation et à l'encadrement de leurs activités de loisirs.
Cette expérience me permet de mettre en pratique tout ce que j'ai appris jusque-là, mais aussi de découvrir que l'encadrement sportif peut aller bien au-delà de ma discipline d'origine.
Durant cette période, je décide donc de poursuivre ma formation. Pendant deux ans, à La Grande Tourache, avec l'Union Patronale du Var, je prépare un deuxième Brevet d'État d'Éducateur Sportif, cette fois dans le domaine du Sport pour Tous.
J'en ressors major de ma promotion.
Cette formation représente une nouvelle fois une formidable occasion d'apprendre, d'échanger et de rencontrer des éducateurs issus d'univers sportifs très différents. Je multiplie les formations et découvre de nombreuses disciplines. J'obtiens notamment des qualifications d'initiateur en football, hockey sur gazon et tennis, parmi d'autres activités.
Toutes ces expériences enrichissent progressivement ma façon d'enseigner. Elles me permettent de sortir du cadre strict du karaté et de développer une approche plus globale de l'activité physique, de la pédagogie et de l'accompagnement des différents publics.
C'est également à cette époque que je rencontre Bruno DROLON, éducateur titulaire d'un Brevet d'État de football, originaire de la région parisienne. Nos nombreux échanges m'apportent beaucoup, aussi bien dans le domaine sportif que dans celui de la psychopédagogie.
Bruno fera par la suite appel à moi pour intervenir lors de stages multisports, mais également à l'occasion d'un Championnat de France de football en sport adapté. Cette expérience restera pour moi un souvenir particulièrement fort : un véritable bonheur de travailler à ses côtés et auprès de ce public.
Parallèlement à mon activité professionnelle et à mes formations, je reste profondément attaché au karaté. Je continue notamment à assurer des cours de préparation au 1er dan.
En 2002, je commence également à développer une pratique différente : le karaté en musique. L'idée est alors d'utiliser les techniques du karaté dans une approche plus ludique, mêlant divertissement et préparation physique, tout en conservant les fondamentaux de la discipline.
Sans réellement le savoir à l'époque, je commence ainsi à construire une conception de l'enseignement qui m'accompagnera pendant les décennies suivantes : ne jamais cesser d'apprendre, s'inspirer des autres disciplines et adapter le karaté aux personnes que l'on a devant soi.





.
2005– La naissance du Toulon Var Karaté
Fin 2005, Guy BERGER me propose de reprendre et de diriger entièrement un club situé sur le secteur ouest de Toulon.
C'est ainsi que naît, en 2006, le Toulon Var Karaté, parallèlement à l'ouverture du Palais des Sports Jauréguiberry de Toulon, qui deviendra le lieu emblématique de notre pratique.
L'aventure commence avec une cinquantaine d'adhérents.
Année après année, grâce au travail, à la persévérance, au développement de la structure et surtout aux relations humaines créées autour du club, les effectifs progressent pour dépasser les 200 licenciés. Aujourd'hui, nous sommes même parfois contraints de refuser des inscriptions, faute de place mais aussi par volonté de conserver des effectifs cohérents et de préserver la qualité de l'enseignement.
Dès le départ, je m'investis pleinement, sur le tatami comme en dehors, pour faire vivre et développer l'association.
Enseigner partout et à tous les publics
Durant ces années, mon activité ne se limite pas au Toulon Var Karaté.
J'interviens également dans les écoles de la commune de La Garde, notamment sur le temps méridien, entre 11h30 et 13h30.
Je prends en charge les cours adultes du Karaté Club du Las de Bruno LAURENT, un club adolescents-adultes avec lequel nous partageons le dojo du Palais des Sports. J'encadre également les 4-6 ans du Samouraï 83 Toulon de Guy BERGER.
Toutes ces expériences me permettent de travailler avec des publics extrêmement différents : jeunes enfants, adolescents, adultes, débutants, ceintures noires, compétiteurs ou simples pratiquants venus rechercher une activité physique et un équilibre personnel.
Continuer à apprendre pour mieux transmettre
En parallèle de l'enseignement, je poursuis mon propre parcours de karatéka.
Afin de perfectionner ma pratique, de donner davantage de sens à mon enseignement et de valoriser le travail réalisé au sein du club, je franchis progressivement les grades du 3ᵉ au 5ᵉ dan, avant d'obtenir par la suite mon 6ᵉ dan.
Je participe régulièrement à des stages auprès d'experts français et de maîtres japonais, avec cette volonté permanente de compléter mes connaissances et de continuer à apprendre.
Le paradoxe de l'enseignant est pourtant bien réel : plus les années passent et plus j'enseigne, moins je dispose de temps pour mon propre entraînement.
À certaines périodes, je donne près de 32 heures de cours par semaine, auxquelles viennent s'ajouter toutes les tâches indispensables au fonctionnement et au développement d'une association.
Car diriger un club, ce n'est pas uniquement enseigner le karaté.
Il faut être présent sur tous les fronts : kata, combat, passages de grades, compétitions, animations, événements du club, prospection, communication, publicité, relations avec les partenaires, articles de presse, réseaux sociaux, organisation du Challenge Berger et gestion administrative.
2017 L'aventure du Samouraï Toulon Var Karaté
Avec Guy BERGER, nous souhaitons également donner davantage de force et de visibilité à nos compétiteurs.
Nous créons alors le Samouraï Toulon Var Karaté, afin de regrouper les compétiteurs de nos différentes structures sous une même bannière.
Cette entente devient une très belle réussite sportive. L'ensemble représente, à son apogée, plus de 400 licenciés toutes catégories confondues, avec de nombreux résultats en kata comme en combat.
De mon côté, je continue à développer le secteur ouest de Toulon autour du Toulon Var Karaté et du Karaté Club du Las, avec l'aide précieuse de nombreux assistants diplômés qui m'accompagnent dans l'encadrement des différents groupes.
Cette organisation demande un investissement considérable, souvent sept jours sur sept, du matin au soir, pour permettre à chaque adhérent, quels que soient son âge, son niveau ou ses objectifs, de trouver sa place et sa propre voie au sein de notre structure.
2026 – Le retour du Toulon Var Karaté
En 2026, le Toulon Var Karaté retrouve pleinement son identité et ouvre un nouveau chapitre de son histoire.
Après toutes ces années d'évolution, cette nouvelle étape s'appuie sur un nouveau bureau, de nouvelles énergies et une volonté commune : poursuivre le développement du club tout en restant fidèle à son histoire, à ses valeurs et à la qualité de son enseignement.
Cette nouvelle équipe est composée de :
-
Jean-Patrice LE CHELVEDER, Président
-
Philippe MANGIN, Trésorier
-
Estelle TELLIEZ MORENI, Secrétaire
-
Emmanuelle PAWLACZYK, chargée du développement et des subventions
-
Alain HOLVOËT, chargé de la communication
Cette nouvelle dynamique doit permettre au TVK de continuer à évoluer, de développer de nouveaux projets et d'élargir encore les possibilités de pratique et d'apprentissage proposées à nos adhérents.
Elle s'accompagne notamment d'un partenariat renforcé avec le Karaté Club du Las, avec lequel nous partageons depuis de nombreuses années le dojo du Palais des Sports. Cette collaboration permet notamment de réunir nos compétiteurs au sein d'une même équipe, afin de mutualiser nos compétences et de leur offrir les meilleures conditions possibles d'entraînement, de préparation et de performance.
Mais l'ambition du Toulon Var Karaté ne se limite pas à la compétition.
Du pré-karaté dès 4 ans aux vétérans, du loisir à la compétition, du kata au combat, du Body Karaté au Karaté Santé, chacun doit pouvoir trouver au sein du club une pratique correspondant à son âge, à ses capacités et à ses objectifs.
Après plus de vingt années consacrées à l'enseignement et au développement de cette structure, l'objectif reste finalement le même : continuer à apprendre pour mieux transmettre, faire évoluer notre enseignement et permettre à chacun de trouver sa propre voie dans la pratique du karaté.
2026 n'est donc pas un nouveau départ, mais la continuité d'une histoire, avec une nouvelle équipe, de nouvelles perspectives et toujours la même passion : transmettre et faire vivre le karaté à Toulon.
Une passion, mais surtout mon métier
Au fil des années, ma vision de l'enseignement continue d'évoluer.
Je cherche à enrichir ma pratique au-delà de la seule technique du karaté, notamment par la préparation mentale et la sophrologie, afin de pouvoir apporter de nouveaux outils aux pratiquants et aux compétiteurs.
Car enseigner ne consiste pas simplement à reproduire ce que l'on a soi-même appris.
Pour moi, la qualité d'un enseignant réside dans sa capacité à se remettre constamment en question, à continuer d'apprendre et à chercher une solution adaptée à chaque situation et à chaque pratiquant.
Après toutes ces années passées sur les tatamis, je mesure la chance et la responsabilité que représente la transmission de ce que d'autres m'ont enseigné.
Le karaté est une passion. C'est un honneur de transmettre tout en continuant soi-même à apprendre.
Mais c'est aussi quelque chose que je tiens à rappeler :
enseigner le karaté n'est pas seulement ma passion.
C'est mon métier.
Ma profession.
_JPG.jpg)

.png)

